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Paul Patte, professeur d’anglais à la retraite, collecteur/donateur depuis 2000

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paul patte 2Quand et pourquoi avez-vous décidé d'aider Planète Enfants ?
En 2000, j'ai vu l'émission d'Envoyé Spécial (qui m'a tordu les tripes) sur l'action de Planète Enfants et Carole Bouquet affirmait que dans les 3 villages où Planète Enfants avait participé à l'établissement de papiers pour les enfants, il n'y avait plus eu aucune disparition d'enfants. J'ai alors décidé de m'investir dans cette association qui m'est apparue si efficace.


Concrètement vous faites quoi ?
Maintenant que j'ai du temps libre, je passe mon temps à mettre en vente sur internet tout ce que j'ai stocké dans mon grenier et qui présente une certaine valeur et je reverse cet argent à Planète Enfants. Je vends aussi en vide-greniers.

Que vous apporte cet engagement, personnellement ?
Je me sens utile à ces Népalais oubliés de (presque) tous. Je rends leur vie plus lumineuse et la mienne par la même occasion.

Que diriez-vous à ceux qui veulent aider Planète Enfants ?
Avec de l'imagination, on peut récolter un peu d'argent qu'on ne récolterait peut-être pas pour soi. Aider les autres et en même temps rendre sa maison plus Feng-Shui, plus zen, plus sobre, ça remplit, ça donne un sens à la vie. A ceux qui voudraient m'emboîter le pas, je suis prêt à donner des conseils pour démarrer cette nouvelle façon de consommer et donner. Vous pouvez vendre le livre que vous avez fini, le DVD que vous avez visionné, le sac dont vous êtes lassé (e)... N'hésitez pas à me contacter !
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Paul Patte, le bénévole aux mille idées !

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Cela fait quinze ans que Paul a rejoint la cause de Planète Enfants. Inventif et engagé, il n'a cessé de renouveler ses actions de collectes autonomes de façon très originale.
Bénévole au long cours, il est aujourd'hui le donateur privé qui collecte le plus pour Planète Enfants.
Pour ce premier numéro de Carnet de bord, il partage avec nous ses mille idées et son désir de poursuivre son engagement.

"Ce que j'aimerais aujourd'hui c'est partager des idées de collecte avec d'autres bénévoles, transmettre les miennes et en découvrir d'autres."



paulOn a dû te le demander un certain nombre
de fois : "Pourquoi Planète Enfants ?".

On va commencer par là...
Comme beaucoup de bénévoles, cela faisait un moment que je souhaitais m'engager dans une association sans trop savoir laquelle. En 2000, en regardant l'émission "Envoyé spécial", je découvre un reportage sur Planète Enfants. Je découvre que de jeunes filles innocentes de 13 ans étaient battues, droguées, violées et forcées à se prostituer. Je découvre aussi qu'à l'aube de ce nouveau millénaire certains enfants n'ont pas d'Etat civil, ce qui les rend vulnérables. Tout cela m'a tordu les tripes. Je comprends, à travers les explications de Carole Bouquet, porte-parole de La Voix de l'enfant, que Planète Enfants a fait instaurer l'Etat civil dans trois villages, ce qui a stoppé net la disparition d'enfants à ces endroits là. Il y avait 3000 disparitions par an dans ces mêmes villages auparavant. Je comprends aussi que Planète Enfants est une association de petite taille, mais qu'avec ses petits moyens elle est très efficace. Et puis, pour des raisons que je peux difficilement expliquer, je me suis senti proche des népalais. J'ai donc immédiatement décidé de m'engager pour cette cause.

Comment s'est manifesté ton engagement ?
Étant professeur d'anglais dans un collège privé de la région parisienne, j'ai tout de suite pensé que ce serait formidable d'arriver à impliquer les élèves dans un projet qui leur permettrait de réaliser la valeur de l'école et de l'éducation, la situation privilégiée dans laquelle ils grandissaient, et le drame que vivaient des enfants de leur âge. J'ai aussi pensé que cela pourrait être l'occasion de créer un lien entre eux lié à un idéal, de développer les qualités d'organisateurs de certains élèves et de leur montrer qu'il est possible d'agir face aux horreurs vues à la télévision.
Je leur ai donc proposé dans un premier temps de s'engager à verser, s'ils le désiraient, la somme de leur choix pendant l'année scolaire. J'ai ensuite réfléchi à tous les moyens possibles de récolter de l'argent dans le collège. J'ai fait participer les élèves aux opérations tirelire organisées par Planète Enfants. J'ai organisé dans la cour des ventes de boissons et de sucettes que j'allais acheter au prix de gros. J'ai fait imprimer des calendriers Planète Enfants que les élèves vendaient.
En fin d'année, j'organisais une vente de thé et café bio-commerce équitable à travers tout l'établissement.

Et tu faisais cela tout seul ?
Oui, en effet. La direction de l'établissement m'a permis de mener ces actions avec les élèves mais à chaque action il fallait que je me batte en me demandant si je pourrais continuer. D'ailleurs, quelques mois avant que je ne quitte l'école, le directeur m'a demandé de tout arrêter pour l'association, et à mon départ, personne n'a pris le relais. Ceci dit, durant ma période d'actions au collège, quelques profs m'ont aidé de temps en temps. Ils ont, par exemple, joué une pièce de théâtre bénévolement. A l'entracte on a vendu, au profit de Planète Enfants, des parts de pizzas données par un parent d'élève. Certains élèves se sont aussi manifestés en fabriquant et vendant des bijoux ou en organisant un match de foot.

Tu disais que tu avais quitté l'école ?
Oui, en décembre 2012 j'ai quitté l'école... pour commencer ma Newlife, ma jubilation comme disent les Espagnols. Je déteste le mot retraite!

Tu en as profité pour te rendre au Népal ?
Eh bien non. Je n'y suis encore jamais allé. J'ai toujours préféré mettre l'argent qui aurait servi à ce voyage dans mon budget don en direction des actions de Planète Enfants. Mais depuis que je fais partie du bureau de l'association, j'ai très envie d'aller voir ce qui se passe sur le terrain. Alors, peut-être que bientôt je prendrai un billet pour Katmandou.
Ce que j'ai fait, part contre, après mon départ du collège c'est trouver de nouveaux moyens pour continuer à apporter la même somme d'argent à Planète Enfants que celle que je réunissais à travers mes actions au collège.

Comment as-tu procédé ?
J'ai regardé autour de moi et la première chose que j'ai vue, c'est mon grenier rempli de choses diverses et variées accumulées et endormies là depuis des années. En prenant la vague des nouveaux modes de consommation et de commercialisation, j'ai décidé de faire un vide grenier "numérique" au profit de Planète Enfants. Je passe donc beaucoup de temps sur internet à mettre en vente des objets aussi hétéroclites que des caisses de vin en bois vides ou un vieux compteur à gaz. C'est fou tout ce que l'on peut vendre, mais il faut être persévérant. Dernièrement, malheureusement à cause de l'actualité, j'ai vendu un dessin de Cabu qu'il avait fait en 1972 pour soutenir les objecteurs de conscience, et destiné à être collé sur les affiches de recrutement de l'armée.

Tu étais déjà très engagé à cette période là... Cela fait 15 ans cette année qu'a débuté ton aventure auprès de Planète Enfants. On peut dire que tu es un bénévole au long cours ! Comment poursuis-tu ton engagement auprès de Planète Enfants ?
Cela fait un an que je m'investis de plus en plus auprès du bureau. On m'a demandé de faire partie d'un groupe de travail pour faire part de mon expérience de bénévole. De fil en aiguille j'ai pris de nouvelles responsabilités. Je suis actuellement vice-président de Planète Enfants. J'ai le grand plaisir de défendre ses valeurs au côté d'un groupe de personnes motivées et ouvertes qui apportent leurs savoir-faire professionnels aux activités de l'association. C'est très stimulant, tant du point de vue du développement de Planète Enfants que sur le plan personnel. Après 15 ans, je ne sens aucun essoufflement, au contraire.

As-tu de nouvelles idées de collectes pour les mois à venir ?
Oui, bien sûr ! Passionné de vin, j'ai très envie de proposer à un viticulteur de faire une cuvée et une étiquette Planète Enfants. Cela permettrait de récolter des fonds mais cela contribuerait aussi à faire connaître l'association. Les choses se mettent en place doucement. J'espère que cela aboutira. Je suis également en train de réaliser une méthode d'anglais pour débutants tirée de mon expérience d'enseignant. Je souhaite la publier au profit de Planète Enfants. Je vais également continuer de participer aux actions mises en place par l'association elle-même comme l'opération papier-cadeau à Noël dans une enseigne d'électroménager. Mais ce que j'aimerais aujourd'hui c'est partager des idées de collecte avec d'autres bénévoles, transmettre les miennes et en découvrir d'autres.

Témoignage d'un congé solidaire au Népal

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photo boris nepal 3Boris est parti 2 semaines au Népal pour renforcer les capacités en bureautique de l'équipe de Planète Enfants.
Nous remercions nos partenaires la Fondation Kering et Planète Urgence pour la mise en place de cette mission solidaire.
Lire le témoignage de Boris

Catherine Thomain, attachée de presse bénévole depuis janvier 2014

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catherine thomainQuel est votre rôle chez Planète Enfants ?
Je m'occupe à Paris des relations avec la presse afin que l'association soit davantage présente dans les média et que ses actions et la cause qu'elle défend soient plus visibles.

Et, par ailleurs, que faîtes-vous dans la vie ?
En dehors de mon activité de conseil en communication, je pratique des sports de plein air tels que la marche rapide, le trekking, le ski de randonnée, autant d'activités qui m'ont souvent menée en Himalaya.

Que vous apporte cette mission ?
Elle me comble car elle répond à un objectif que j'avais de longue date : mettre mon expertise au service d'une cause avec laquelle je me sens en harmonie. En outre, le Népal est un pays très cher à mon cœur depuis mon premier trekking en 1980 ; j'y suis retournée plusieurs fois en me promettant d'aider un jour les habitants de ce pays.

Comment avez-vous décidé d'aider Planète Enfants ?
C'est précisément au moment où je pouvais mettre en œuvre cette résolution que j'ai fait la connaissance de Stéphanie Selle grâce à une amie commune engagée aussi dans l'association.

Maternelles de L’espoir : « I love you » les ateliers de renforcement du lien mère-enfant

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maternellesMuna Shrestha est la superviseure des maternelles depuis 2011. Elle nous raconte ce qui se passe dans ces ateliers :

« Les mamans ne sont pas très tendres avec leur enfant, elles n'y ont pas été habituées dans leur propre famille, il est fréquent qu'elles les tapent ou les insultent. Le but des ateliers est de leur apprendre la douceur et de rassurer leurs enfants sur l'amour qu'elles leur portent. Au début, on leur demande simplement de prendre l'enfant sur leurs genoux, de le regarder dans les yeux et de lui dire « je t'aime ».


Ce n'est pas évident au début, certaines sont timides ou gênées. On les fait jouer avec leurs mains, chanter, danser avec leur enfant. Dessiner, à 4 mains, la famille. Ou encore représenter leur enfant en pâte à modeler. Autant d'activités qui les rendent complices.

Grâce à ses sessions, elles abandonnent les attitudes violentes. Au jour le jour, l'équipe du centre incite les mères à se séparer gentiment des enfants le matin, à les retrouver avec un câlin. Tout cela a des conséquences immédiates sur les enfants. Ils deviennent plus calmes et patients, ils apprennent à jouer tranquillement avec les autres et l'atmosphère est détendue. »


Le chiffre :

100% du programme Maternelles de L'espoir est financé par vos dons et parrainages


« Dans son regard, il y avait toute l’humiliation d’être une femme »

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Marie Dorigny, photographe reporter, a travaillé au Népal au printemps dernier, en collaboration avec Planète Enfants et en a ramené une série de photos bouleversantes sur les violences faites aux femmes. Elle nous livre quelques-unes de ses impressions...

marieLes violences faites aux femmes est un sujet que tu connais bien ; tu y as consacré des reportages en Afghanistan, au Pakistan, en Algérie et même en France... Que dirais-tu de la situation au Népal ?
On retrouve au Népal le schéma de toutes les sociétés patriarcales du monde. Avec en plus, quelques particularités révoltantes. Le fait, par exemple, que les femmes ne puissent pas accéder à la citoyenneté si leur père ou leur mari ne fait pas les démarches. La femme n'est pas un citoyen, pas un être humain à part entière au Népal !
J'ai photographié une jeune femme recluse dans une étable puante, au milieu de la bouse de vache. Dans son regard, il y avait toute l'humiliation d'être une femme. Son crime ? Avoir ses règles ! Dans ce pays hindouiste, le sang de la femme est impur alors on éloigne de la maison non seulement celles qui ont leurs règles mais aussi les jeunes mamans après l'accouchement.
La traite des jeunes filles et femmes, tellement répandue, vers l'Inde et maintenant à Katmandou est aussi extrêmement choquante ! Quelle est la valeur d'une femme au Népal ? C'est zéro, moins qu'une chèvre ou une vache.

3 questions à Yagam Kalel, responsable du bureau de développement du district de Kailali

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Sur quel sujet travaillez-vous actuellement avec Planète Enfants ?
Sur l'émigration des jeunes et des enfants. Beaucoup d'enfants, parfois âgés de 10 ans seulement, partent en Inde en passant par notre district.

Que pensez-vous de notre projet ?
Il est indispensable ! Il est urgent d'informer les jeunes sur les risques liés à la migration.

N'est-ce pas la responsabilité des pouvoirs publics plus que des associations ?
Aujourd'hui, les préfectures manquent de moyens financiers et techniques pour faire face au problème. Nous devons travailler ensemble contre l'exploitation de nos jeunes.

Grâce à l'atelier SAXO, 2 couturières retournent à l'école !

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Sunita (20 ans) et sa demi-soeur sœur Tara (18 ans) sont arrivées au centre de réinsertion en 2012. Elles sont 2 des 6 premières couturières formées dans le cadre du projet SAXO.


coutureSunita et Tara sont issues d'une famille de 10 enfants et vivaient, enfants, dans le district de Dhading, à 2 heures à l'ouest de Katmandou. Leur famille, des paysans, était très modeste mais tous les enfants étaient scolarisés.


Sunita : « Quand j'étais en classe 5 (CM2), je suis tombée très malade et j'ai du quitter l'école. Je restais à la maison pour me reposer et j'aidais un peu ma mère pour les tâches domestiques. Mais comme je ne guérissais pas, mes parents ont décidé de m'emmener à Katmandou. On m'a dit que j'avais la tuberculose et on me donna un traitement très fort. J'étais fatiguée et je restais à la maison. A 16 ans, j'allais mieux et j'ai été inscrite dans une association pour apprendre la danse, le népalais et l'anglais.

Ma sœur Tara nous a rejoint, car elle aussi était malade, elle était épileptique. Mes parents étaient très pauvres à Katmandou, mon père était réparateur de montres et ma mère vendait du mais grillé dans la rue. Il a fallu gagner de l'argent. J'ai commencé à travailler dans un dance bar et puis Tara aussi...
Cap Népal* organise dans la ville des camps provisoires de conseil pour les filles comme nous qui rencontrent des difficultés. Nous les avons rencontrés et ils nous ont proposés de venir au centre de réinsertion.»

Tara : « Nous avons rejoint l'atelier de fabrication de sacs en janvier dernier. Je suis heureuse de travailler là car j'apprends à bien coudre, des sacs de qualité. Et nous avons maintenant un peu d'économies à la banque. Depuis 1 mois, on loue une chambre à l'extérieur du centre avec Sunita. Depuis mai, nous avons repris l'école, le matin, et nous travaillons dans l'atelier l'après-midi pour gagner notre vie. Je voudrais faire des études supérieures. Lesquelles ? Je ne sais pas...(rire un peu géné)...des études supérieures pour être plus forte. »

*Partenaire de notre programme "Pas à vendre" : centre de réinsertion de victimes d'exploitation sexuelle.

3 questions à Anju Chaudhari*, 22 ans, esthéticienne à Bardia

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interviewComment avez-vous rencontré Planète Enfants ?
En 2009, j'avais décidé de partir tenter ma chance à l'étranger. Je ne voulais plus vivre au village, ma famille était trop pauvre, je voulais gagner de l'argent. J'ai parlé de mon projet dans un groupe de femmes qui m'a conseillé d'aller voir Planète Enfants.

Que vous ont-ils proposé ?
Très vite, il s'est avéré que je n'étais pas préparée à aller travailler à l'étranger. L'équipe de Planète Enfants m'a demandé comment elle pouvait m'aider à rester au Népal. J'ai eu envie de monter un institut de beauté, avec leur soutien.

Etes-vous toujours en contact ?
Plus que jamais ! J'ai proposé de monter un groupe de bénéficiaires de Planète Enfants pour aider bénévolement à informer des jeunes filles comme moi, tentées par l'émigration mais sans métier, sans papiers, sans contacts, bref sans la préparation nécessaire. Je suis fière d'aider les autres.
* le nom a été changé

Le témoignage d'une femme brûlée vive par son mari

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Notre partenaire népalais Cap Népal avec qui nous travaillons sur le programme « Pas à Vendre » , a partagé le témoignage d'une femme brûlée vive par son mari.

femmebrulee« Aujourd'hui, je vis avec mes parents et mes frères, qui m'aident beaucoup J'ai une fille qui a maintenant 2 ans. Mon mari est en prison et mes beaux-parents m'ignorent. Parfois des voisins montrent de la sympathie pour moi et semblent comprendre ma situation. Parfois, certains me regardent moi et mes cicatrices et me jugent mal...