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Sophie Ganeau, bénévole des bénévoles

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sophie ganeauSophie a enseigné la géographie pendant 38 années. Jeune retraitée, elle nous a contactés début 2015 pour savoir si elle pouvait nous aider...

Peux-tu nous raconter pourquoi tu as choisi de rejoindre Planète Enfants ?
J'ai rencontré PE par une amie qui y était déjà bénévole. Je venais de quitter une ONG où j'avais appris à gérer le bénévolat pendant plusieurs années et j'étais à la recherche d'une nouvelle association à laquelle je pourrais apporter ma nouvelle compétence.
Par ailleurs, je suis particulièrement attachée au Népal, pays que j'ai parcouru en partie à pied à de nombreuses reprises !

Que fais-tu précisément pour l'association ?
Je suis en charge du bénévolat, ce qui signifie chercher des bénévoles pour des événements ponctuels ou réguliers, au bureau comme à domicile puis organiser leur mission et faire le lien avec les permanents.

Qu'est-ce que cela t'apporte ?
Cette mission est essentielle dans ma vie quotidienne. Je me sens utile et valorisée et cela me maintient dans la vie active. Cette reconversion est enrichissante, rajeunissante et stimulante pour aborder cette étape de la vie. J'ai une famille nombreuse et la combinaison de mon rôle de grand-mère avec celui de bénévole engagée me procure un équilibre précieux.

Un mot pour convaincre d'autres bénévoles de nous rejoindre ?
L'équipe permanente est sympathique et dynamique, l'ambiance de travail chaleureuse ! Toutes sortes de missions attendent de nouveaux bénévoles désireux d'apprendre, d'être utiles et de recevoir beaucoup en échange de leur disponibilité.

Histoires de vie

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Les témoignages de Deepa et Parbati, bénéficiaires des "maternelles de l'espoir"

Deepa Sherpa est âgée de 24 ans, elle est originaire d'un district sous-développé du Népal et n'a jamais eu la chance de poursuivre ses études.
Très jeune qu'elle a commencé à travailler dans un restaurant avec l'espoir d'améliorer sa situation économique. Dans un premier temps, elle s'occupait des tâches ménagères mais a finalement été amenée à rendre des « services » aux clients. C'est comme cela qu'elle a commencé, petit à petit, à travailler dans le secteur du « divertissement ».
L'environnement de ce travail était tout sauf bienveillant, elle devait faire face à de nombreux abus et violences. Les harcèlements physiques et moraux réguliers ont développé une forte crainte et une perte d'estime de soi chez Deepa. Elle était de plus en plus inquiète quant à ses capacités à prendre soin de son enfant.


Après avoir pris connaissance du programme « Les maternelles de l'espoir », elle a été soulagée d'apprendre qu'elle pouvait inscrire son enfant au centre et que ce dernier puisse s'épanouir dans un environnement sécurisé.
Grâce aux premiers conseils psychosociaux reçus, une relation de confiance s'est créée avec le personnel de Planète Enfants. Elle a alors décidé de quitter le secteur du « divertissement » afin de démarrer une nouvelle activité, un commerce de rue de vente de vêtements.

Deepa travaille dur toute la journée et gagne environ 6000 à 8000 roupies par mois alors qu'elle en gagnait entre 3000 à 4000 dans le secteur du « divertissement ». Elle reçoit régulièrement des visites de Planète Enfants pour l'encourager.
Sa vie a radicalement changé, elle ne doit plus faire face à la violence sexuelle, à l'exploitation et au harcèlement dans son environnement de travail. Elle est désormais mentalement plus stable et moins stressée au sujet de son enfant et de sa situation économique.

 

Parbati Lama est âgée de 27 ans et a un enfant. Sa famille ne connaissait pas de réels problèmes économiques mais elle devait faire face à différents abus et à la violence de certains membres. Elle a alors décidé de quitter le giron familial à 17 ans. Livrée à elle-même, elle a très rapidement rejoint le secteur du « divertissement » pour tenter de gagner sa vie.
Elle y a rencontré son premier mari mais le mariage n'a pas fonctionné très longtemps. Elle était également victime de violences de la part de son mari et de sa belle-famille. Elle s'est alors échappée et est retournée travailler dans le secteur du « divertissement » avant de se remarier une seconde fois.


Parbati a appris l'existence du centre par l'intermédiaire d'une amie. Elle s'y est alors rendu et après plusieurs rencontres avec l'agent de sensibilisation du centre, elle était prête à faire partie du projet, étant pleinement satisfaite des services reçus ainsi que de savoir son enfant en sécurité. Elle a fait un effort pour être impliquée et a commencé à participer activement aux activités du centre. Après quelques mois, elle a développé un intérêt particulier pour créer son propre commerce, une cantine, avec l'aide de son mari.

Depuis, la qualité de sa vie a radicalement changé. Elle a investi une petite quantité de ses propres économies et 15000 roupies comme fonds pour démarrer son projet. Actuellement, son travail lui rapporte des bénéfices compris entre 7000 et 12000 roupies par mois en moyenne, alors qu'elle en gagnait entre 3000 et 4000 roupies auparavant dans le secteur du « divertissement ».

Son niveau de vie s'est considérablement amélioré, elle est désormais indépendante et est heureuse de vivre dans un environnement plus sécurisant pour elle et son enfant. Parbati mène désormais une vie stable et n'est plus sujette à l'exploitation. La relation qu'elle entretient avec son mari s'est également améliorée et elle a conscience qu'elle joue un rôle plus important pour sa famille. En tant que mère, elle est devenue plus responsable et donne une plus grande priorité au bien-être de son enfant.

Neeta, "Je veux qu'ils soient punis"

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neeta 2"Je me suis mariée jeune à un homme pauvre et sans éducation, comme moi. Nous étions journaliers, dans les champs, dans un village de Nuwakot.
Il y a 2 ans, un homme est venu à la maison, c'était une période difficile pour nous et il a promis de nous aider. Un mois plus tard, il est revenu en disant qu'il m'avait trouvé du travail en ville. J'étais heureuse, je l'ai suivi. Mais avec 2 de ses amis, ils m'ont emmenée dans un bordel dans le nord de l'Inde. Je n'aime pas parler de cette période, je devais recevoir 10 à 12 clients par jour. Ca a duré 17 mois.


En août dernier, je suis tombée malade et on m'a emmenée chez le médecin. J'ai réussi à m'échapper sur le chemin du retour et à rentrer au village. J'ai rencontré tout de suite l'équipe du projet REPARE, un conseiller psychosocial m'a reçue. C'était la première fois que quelqu'un m'écoutait. Le groupe de femmes du projet m'a incité à porter plainte. Mais j'avais trop peur d'une vengeance, je ne me sentais pas assez forte. Elles m'ont assurée qu'elles m'aideraient et je me suis laissé convaincre.  La police a retrouvé très vite un des trafiquants. Il a déjà été jugé et il est en prison pour 20 ans. Les 2 autres sont toujours recherchés.


Je me sens tellement mieux maintenant, je voudrais que les femmes soient protégées contre ces trafiquants. Je veux qu'ils soient punis."

je veux quils soient punis


Reportage en dessins sur nos actions, par l'artiste Sybille Mathiaud

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sybille portraitSybille Mathiaud, artiste peintre, croque ses voyages depuis quinze ans dans une démarche très personnelle. Une façon à elle d'apprivoiser le monde. Fin 2015, elle a rejoint Planète Enfants au Népal pour réaliser des ateliers de peinture et un reportage en dessins sur notre action.


Comment est née l'idée de rejoindre l'équipe de Planète Enfants ?
Cela faisait longtemps que je souhaitais collaborer avec une ONG en tant qu'artiste et pédagogue. Je voulais proposer des ateliers et collecter des fonds en vendant des cartes et des calendriers réalisés à partir de mes croquis. Un proche m'a parlé de Planète Enfants, votre travail m'a touché.


Comment ça s'est passé au Népal ?sybille 2
J'ai été surprise de la simplicité avec laquelle j'ai été accueillie. Je m'attendais à un peu de réserve, un temps d'adaptation, de la part des bénéficiaires. Et pas du tout, la connexion fut immédiate. Les adolescentes que j'ai rencontrées au centre Chhori , les écoliers de Nuwakot ou les apprenties de l'atelier Shanti ont montré le même enthousiasme ! J'ai travaillé par exemple sur la notion d'intérieur/extérieur grâce à la symbolique de l'arbre : le tronc, qui représente leur intériorité et leur énergie vitale et les feuilles, leur rapport au monde. Mais aussi sur les notions de volumes, de lumière... A chaque fois les rencontres ont été très riches.


Où en est le projet à présent ?
Avec l'équipe de Planète Enfants, nous travaillons à l'élaboration d'un livre que nous voulons pédagogique. Nous souhaitons apporter des réponses à propos du travail d'une ONG et défaire les idées préconçues sur le trafic d'êtres humains. Nous cherchons aussi les fonds nécessaires pour l'imprimer, auprès des entreprises et, prochainement, à travers une page de souscription ouverte aux particuliers

sybille

Doriane et Jennifer, un duo de traductrices engagées

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Doriane Filior est une passionnée de langues vivantes qui habite l'Est de la France, près de Metz. Jennifer Rowell Gastard est une américaine arrivée en France en 1998 qui réside vers Montpellier. Bénévoles pour Planète Enfants depuis début 2015, elles ne se sont encore jamais rencontrées, mais donnent de leur temps en travaillant de concert sur la traduction des documents administratifs et communication de l'association. Elles ont notamment traduit le Rapport d'activités annuel 2014.



Doriane : "Travailler à la traduction du Rapport d'activités a été une très belle première approche de bénévolat auprès de Planète Enfants, tant dans le binôme formé avec Jennifer que pour mieux appréhender le projet de l'association."

Jennifer : "Le travail de relecture du Rapport d'activités m'a confortée dans mon choix de participer à la vie Planète Enfants.'

1. Quelle est votre expérience de bénévolat avant Planète Enfants ?
dorianeDoriane : Je parraine la scolarisation d'enfants dans des pays d'Asie du Sud-Est depuis mes dix-huit ans, mais c'est la première fois que je fais du bénévolat en participant directement au fonctionnement d'une association. Je cherchais depuis longtemps à donner quelques heures par semaine, pour des missions de traduction, à un organisme qui lutterait contre les maltraitances faites aux femmes et aux enfants. Passionnée de langues, j'ai vécu cinq ans en Angleterre, mais mon travail d'acheteuse dans une grande entreprise ne me permet pas aujourd'hui de pratiquer les langues autant que je le souhaiterais. En répondant à l'annonce concernant le besoin en traducteurs de Planète Enfants et en réalisant des traductions en collaboration avec Jennifer, on peut dire que j'ai trouvé la bonne association... aux deux sens du terme.

jenniferJennifer : Je fais partie du bureau de plusieurs associations, notamment une association de lieux d'accueil parents-enfants, une association sportive et culturelle, et une association organisant un Festival de Jazz, toutes situées à proximité de Montpellier. Par ailleurs, j'ai travaillé pour une ONG basée en Ouganda en tant que Directrice du Programme Européen jusqu'à très récemment. En perdant mon emploi cette année, j'ai entrepris deux projets : créer une entreprise qui a pour but de créer des projets interculturels, et donner de mon temps sur des missions de traduction à une association s'intéressant aux droits des femmes et des enfants. J'ai pris connaissance des annonces de Planète Enfants grâce à une amie et me voilà aujourd'hui en binôme avec Doriane.

2. Comment s'est passé le premier contact avec Planète Enfants ?
Jennifer : J'ai postulé à l'annonce parue sur le site. C'est donc Sophie, la bénévole chargée de la coordination du bénévolat, qui m'a répondu. Du fait que l'anglais soit ma langue maternelle, les choses se sont faites assez simplement. J'ai non seulement traduit un texte comme tous les bénévoles, mais je sers également de référent pour valider les traductions des bénévoles potentiels.
Doriane : Après avoir beaucoup cherché sur le net, je suis arrivée sur les annonces de Planète Enfants. J'ai donc traduit un texte pour valider mon "niveau" et j'ai donné mes disponibilités. Je pouvais travailler pour Planète Enfants, le soir après le travail, les week-ends et pendant mes congés.


3. Concrètement sur quels documents avez-vous travaillé depuis votre arrivée dans l'équipe des bénévoles et comment ?
Jennifer : J'ai travaillé pour des éléments de communication pour le site Web, mais le gros du travail a été effectué sur la traduction du Rapport d'activités 2014. Comme Doriane avait plus de temps que moi à consacrer à l'association à ce moment là, on a convenu qu'elle effectuerait la première version de la traduction. Une fois réalisées, elle me donnait à relire et à affiner les parties qu'elle avait traduites.
Mon travail sur ce document de trente-cinq pages s'est réparti de juin à octobre. C'est assez long car ce document décrit le contexte népalais et tous les programmes mais le travail de relecture du Rapport d'activités m'a confortée dans mon choix de participer à la vie Planète Enfants.
Doriane : J'ai travaillé, sur mon temps libre, au premier jet de la traduction du Rapport d'activités 2014. Gros morceau de plus de trente pages décrivant les programmes, mais aussi le contexte, les partenariats, le rapport de gestion, et les perspectives de l'association. J'ai commencé en juillet et fini en septembre. Travailler à la traduction du Rapport d'activités a été une très belle première approche de bénévolat auprès de Planète Enfants, tant dans le binôme formé avec Jennifer que pour mieux appréhender le projet de l'association. Cela m'a convaincue de poursuivre des missions de bénévolat auprès d'elle. J'espère pouvoir bientôt venir à Paris pour faire plus ample connaissance avec l'équipe de l'association.


Doriane et Jennifer sont deux membres de l'équipe "traduction" de Planète Enfants qui compte une personne de plus. Toute l'équipe de Planète Enfants les remercie pour le temps consacré aux traductions des différents documents et leur souhaite pleine réussite dans la réalisation de leurs projets personnels.

Paul Farque et son association Lomont's Cars

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paul farque 3Le 24 novembre 1999, Paul Farque découvre Planète Enfants à travers un reportage de l'émission "Des Racines et des ailes".
Emu par les images qu'il voit, se sentant proche du Népal depuis l'enfance, il décide d'agir.
En 2002, il crée l'association Lomont's Cars - du nom de la chaîne montagneuse du Jura, le Lomont, qui traverse le Doubs où il réside.
Depuis, avec une quinzaine de bénévoles, il organise, tous les derniers week-ends du mois de juillet, un rassemblement de voitures américaines dont il reverse les bénéfices sur la vente des consommables et des stands à Planète Enfants.

"On entend souvent : "C'est bien ce que vous faites. Ne changez pas. Restez simples et généreux comme vous êtes. On se revoit l'année prochaine !"."

Olivier Roellinger, grand chef, entrepreneur et humaniste

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olivier roellingerSuite au séisme d'avril 2015, vous avez décidé d'aider une association travaillant au Népal ; pourquoi ?
J'ai créé mon entreprise, «les épices Roellinger» dans le but de soutenir des paysans du monde entier, qui produisent des épices de qualité, en les achetant au juste prix. Parmi eux, les paysans népalais, à qui nous achetons le poivre Timut, une baie exceptionnelle au goût de pamplemousse. Après le terrible séisme du 25 avril, un de mes jeunes collaborateurs, Cédric Latouche, est venu me voir et m'a rappelé à mes engagements humanistes en me demandant ce que nous allions faire pour les Népalais !



Comment « les épices Roellinger » ont concrètement aidé Planète Enfants ?
Pendant 6 mois, nous avons reversé l'intégralité du chiffre d'affaires réalisé sur le poivre népalais à Planète Enfants.

Pourquoi avoir choisi Planète Enfants parmi toutes les initiatives pour le Népal ?
Après avoir identifié nous-mêmes quelques initiatives, qui ne nous ont pas convaincues, nous nous sommes tournés vers des professionnels : la Fondation Insolites Bâtisseurs, qui nous a recommandé Planète Enfants et son projet d'aider les paysans victimes du séisme à recouvrer leurs moyens de production détruits : semences, outils, bétail... La taille, humaine, de l'association, sa parfaite connaissance du pays et son approche de renforcement des capacités des acteurs locaux m'ont convaincu.

Témoignage d'une enfant de Nuwakot

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enfant nuwakot temoignageJe m'appelle Sumana, j'ai 11 ans et je suis en classe 4 (CM1), j'habite dans le village de Thaprek. Ma maison et mon école ont été détruites pendant le tremblement de terre. J'étais tellement triste.
L'école est restée fermée plusieurs semaines et je restais toute seule pendant que mes parents allaient travailler aux champs. Et puis, au mois de juin, Planète Enfants et Shakti Samuha ont mis en place un centre scolaire temporaire dans mon école. J'y suis allée et c'était vraiment super de retrouver mes amis pour jouer, étudier, lire, jouer au football ou dessiner.
Il y a plein de jeux, en fait nous n'avions jamais eu autant de jeux à l'école auparavant.

Avant le tremblement de terre, je n'aimais pas beaucoup l'école et je n'y allais pas très régulièrement. Maintenant, j'adore ça ! J'aime jouer et lire dans le coin bibliothèque. Ca me rassure et ça me rend joyeuse. J'aime les séances d'étude et j'ai beaucoup appris sur la protection et l'hygiène. Je m'exprime plus facilement qu'avant.
Ce que je préfère, c'est l'anglais. Je voudrais devenir professeur d'anglais. Et je veux remercier Planète Enfants et Shakti Samuha pour ce merveilleux projet.

Dans le dernier numéro de "Carnet de bord" nous vous parlions de Margaux et Mathieu !

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margaux mathieuRappelez-vous. Partis faire un tour du monde, Margaux et Mathieu en ont profité pour s'engager auprès d'associations pour agir avec elles auprès d'habitants des pays traversés en partageant des ateliers de cuisine et des recettes.
Après leur séjour au Népal et leur passage chez Planète Enfants, Margaux nous a fait le plaisir d'un petit entretien depuis... le Vietnam.

Tour du monde où vous allez visiter quatorze pays - Sri Lanka, Inde, Népal, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Chili, Argentine Uruguay, Paraguay, Bolivie, Pérou et Brésil - partage de recettes et ateliers de cuisine, comment cette idée est-elle née ?

A la fin de mes études, je souhaitais absolument rejoindre un projet humanitaire à l'étranger. A la base, je pensais partir six mois en Afrique. En rencontrant Mathieu, il y a trois ans, le projet s'est transformé en "tour du monde" d'un an. Toutefois, on avait cette phrase en tête : "Voyager c'est bien, mais partager c'est mieux".

Ayant comme passion commune de cuisiner et de découvrir de nouvelles saveurs, passion propice à rassembler et partager, nous avons décidé qu'elle serait au cœur de notre voyage et qu'elle servirait de base à nos actions à travers l'organisation d'ateliers culinaires et de repas au sein d'associations qui agissent sur place pour rassembler bénévoles, équipe et bénéficiaires.

C'est en effet une belle façon de faire, de partager ! Comment avez-vous construit cette aventure ?
Il nous a fallu un an pour préparer ce voyage. Cela s'est fait en plusieurs étapes. Un vrai boulot à plein temps !
On a d'abord choisi les pays que nous souhaitions visiter et évalué le budget dont on aurait besoin, Mathieu et moi, pour financer notre voyage (billets d'avion, hébergements, repas...). Nous avons durant l'année qui a précédé le voyage, fait le choix de vivre "autrement". Nos parents, et nous les en remercions chaleureusement, nous ont accueillis chez eux ce qui nous a permis d'économiser notre loyer. Nous avons aussi vendu nos véhicules, des vêtements, et limité les sorties. Cela nous a permis de réunir environ 12 000 euros chacun.
Parallèlement au choix des pays, nous avons sélectionné six associations ayant un lien fort à la traite des humains et à la question de l'éducation. Des sujets qui nous touchent particulièrement ! Quatre ont répondu à l'appel !
Même si nous avons reçu le soutien financier et administratif des deux entreprises, iStatut et AuFondAGauche que nous tenons à remercier, il a fallu trouver un moyen de financer les ateliers culinaires que nous souhaitions organiser. Nous avons donc créé l'association "Globalcookoeurs et les enfants à table" (pour avoir un cadre légal et juridique) et nous avons lancé une collecte sur la plateforme de crowfunding KissKissBankBank. Il ne restait plus qu'à sensibiliser nos réseaux privé et professionnel, mais aussi des forums et sites de voyageurs pour réunir les fonds. On a même sollicité les média. Mais mise à part France Bleue Provence qui nous a accordé une interview, on n'a pas reçu beaucoup de soutien. Toutefois la collecte a abouti et nous avons partagé les 2000 euros récoltés entre les quatre associations.

Justement, comment s'est fait le choix des associations et particulièrement celui de Planète Enfants ?
Nous souhaitions aider des associations qui agissent sur le terrain. Le problème c'est qu'on est vite échaudé par ce qu'on lit sur les forums ou sites web concernant les problèmes de corruption dans les associations, surtout en Inde. Via un forum, nous avons rencontré une infirmière qui travaille pour "médecin du monde". Elle nous a indiqué six associations. C'est comme cela que nous sommes entrés en contact avec Planète Enfants. Après discussion avec Stéphanie Selle sur les difficultés rencontrées au Népal concernant la traite des humains et l'éducation, ainsi que sur les différents programmes à travers lesquels l'association mène des actions, nous avons eu envie d'agir au côté de cette association.

Comment avez-vous sensibilisé vos donateurs à la cause que défend Planète Enfants ?
Etant donné que le projet regroupait quatre associations, nous avons communiqué sur le projet dans sa globalité : un tour du monde responsable avec pour thème la cuisine au profit de quatre associations : "Zindagi" en Inde, "Planète Enfants" au Népal, "L'Ecole du Bayon" au Cambodge, et "Qosqo Maki" au Pérou.
Nous avons eu le sentiment que les donateurs potentiels souhaitaient une forme avant un fond. Cela semblait les rassurer. Ceci dit, afin qu'ils aient une vision plus fine de l'impact que pourraient avoir les actions menées sur place avec les associations, nous avons fait une présentation de chaque pays et des associations soutenues. Cela leur permettait de voir que nous allions agir aux côtés d'associations qui défendent l'éducation et qui luttent contre le commerce des êtres humains quel qu'il soit.

Comment s'est déroulée votre rencontre avec Planète Enfants sur place, au Népal ?
Nous sommes restés une semaine. Les premiers jours, nous avons fait connaissance avec l'équipe et avons préparé un déjeuner : tortilla, purée de pomme de terre/choux fleur, et poulet à la mangue/coco. Le repas a été apprécié et notre recette a été demandée par les Népalais.
Après avoir rencontré l'équipe de la maternelle, nous avons organisé deux journées avec mamans et enfants. Sur deux journées nous avons fait des crêpes et du pain perdu avec des groupes de mamans. Rien qu'à leurs sourires et aux nombreuses questions posées sur les recettes, nous pensons qu'elles ont passé un bon moment. La dégustation avec les enfants a été un réel plaisir et un moment inoubliable. L'équipe de Saathi nous a fait part de très bons retours : les mamans souhaiteraient partager d'autres ateliers de cuisine !
Après avoir visité l'atelier de formation en confection, les hommes de l'équipe nous ont préparé un superbe repas "made in Nepal", un régal ! Nous remercions toute l'équipe pour sa joie de vivre et sa motivation, Mary pour ses bons petits plats, Perrine pour son accueil, et Hai Ha le rayon de soleil.

Eh bien, la semaine a été dense ! Entre visite des programmes et ateliers de cuisine, il semble que la rencontre a été riche en échanges. Pensez-vous poursuivre un engagement auprès de Planète Enfants à votre retour en France ?
Je pense que oui ! Nous avons eu d'excellents contacts avec l'équipe de Paris et un accueil inoubliable au Népal. C'était une très belle rencontre. Nous ne savons pas encore quelle forme pourrait prendre un engagement auprès de Planète Enfants ! Comme ça, je pourrai dire que nous allons très certainement relayer l'information et les actions de l'association sur les réseaux sociaux, retourner en voyage dans quelques années au Népal et mettre en place de nouvelles actions, et pourquoi pas vous proposer mes services en communication !!


Margaux et Mathieu poursuivent leur voyage. Vous pouvez suivre leur aventure sur le site www.globalcookoeurs.org !
Quelques belles recettes vous y attendent !!

Rabina et son “nanglo shop”

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temoignageRabina, 22 ans, vient de la plaine du Terai au sud du pays ; très jeune, elle quitte sa famille pour échapper à un père violent et rejoint celle de son petit ami, avec qui elle a rapidement un enfant. Sa belle-mère la rejette, le couple est sans argent et décide de rejoindre Katmandou pour y chercher un travail. Après des dizaines de portes poussées en vain, Rabina se décide à aller travailler dans un restaurant où l'on pratique la prostitution...Elle y travaillera un an avant de faire confiance à une travailleure sociale qui lui propose une alternative économique et une place à la « maternelle de l'espoir » pour son jeune fils.

Rabina choisit de monter un « nanglo shop », littéralement une boutique sur plateau, qui est un petit commerce installé à la journée, dans la rue, sur un grand plateau rond en bambou tressé, grâce à un investissement de base de 120 euros pour acheter son stock. Elle y vend des bonbons, quelques fruits, des biscuits, des cigarettes, du savon...
Elle parvient aujourd'hui à générer environ 10 euros de chiffre d'affaires par jour, et 90 euros de profit par mois, soit suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de la famille et dégager un peu d'épargne pour parer aux aléas.